OW - Pouvez-vous nous rappeler quelles sont les missions de l'Institut National de la Consommation ?
EB - L'INC est un établissement Public Industriel et Commercial créé en 1967, dont la finalité est d'apporter une information indépendante et impartiale aux organisations de consommateurs et au grand public. Nous sommes nés en même temps que l'avènement de la consommation de masse dans les années 1960 et de la publicité commerciale à la télévision !
OW - Quels médias utilisez-vous ?
EB - Dès l'origine nous avons utilisé le média audiovisuel, avec aujourd’hui nos émissions Consomag, mais notre support le plus important demeure la presse avec le magazine 60 Millions de consommateurs (200 000 exemplaires). Et de plus en plus Internet devient un axe de développement essentiel, notamment par les possibilités de segmentation qu’il apporte, avec des sites comme : conso.net (portail de la consommation), ctaconso.fr (12-18 ans), 60millions-mag.com et désormais stopauxaccidentsquotidiens.fr.
OW - Précisément, quelle était la commande du site Stop aux accidents ?
EB - Il s'agissait de fédérer l'information des pouvoirs publics, quelle qu'en soit la source, sur un sujet qui représente 11 millions d'accidents, 4,5 millions de blessés et 19 000 décès par an. Comparée à d'autres campagnes de prévention (accidents de la route, tabac, alcool, lutte contre l'obésité), la difficulté tient à l'extrême diversité des pratiques et des populations concernées par les accidents quotidiens : sport, loisirs, bricolage, piscine... personnes âgées, petite enfance. Cette diversité se traduit par un éclatement de l'information ce qui la rend peu lisible pour le grand public.
OW - L'idée d'un moteur de recherche multi-sites était donc inscrite dès le début du projet ?
EB - Oui, dès le départ nous nous sommes situés dans une démarche de "guichet unique". Le fait qu'il s'agissait d'une demande du secrétaire d'Etat à la Consommation (Luc Chatel), porte-parole du gouvernement, nous a aidé ensuite à organiser les partenariats avec les différentes administrations et établissements publics concernés (santé,consommation, prévention), pour pouvoir accéder à leurs informations et les faire remonter sur le site stopauxaccidentsquotidiens.
OW - Etes-vous satisfaits du travail réalisé ?
EB - Très sincérement oui, à plusieurs titres : d'abord l'exigence de délais courts a été tenue - le projet de portail a été annoncé le 9 octobre par le Ministre et mis en ligne le 8 janvier - ce qui représente une performance pour tout le monde : équipes internes de l'INC et équipes d'Open Wide. Ensuite nous avons apprécié à la fois la qualité des solutions présentées par Open Wide et Bees'net (l'agence en charge de la conception graphique et de la création de l'identité du portail), mais surtout la grande justesse de jugement de l'équipe projet. Ce qui s'est traduit pour nous - à l'inverse de ce que l'on pouvait craindre - par un projet conduit dans une relative sérenité.
OW - L’INC édite et anime déjà plusieurs sites Internet. Prévoyez-vous d’autres projets dans ce sens ?
EB - Oui, certainement. Plus que jamais, nous devons renforcer notre présence alors que se développent de nouveaux modes de recherche et de mise en avant de produits sur le web (comparateurs, sites de tests, blogs thématiques) dont la qualité et l’objectivité sont parfois discutables.
La valorisation de nos contenus audiovisuels Consomag au travers du net, en réponse à des questions de consommation, d’information ou de prévention, est également un enjeu majeur.

